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Introduction aux champignons mycorhiziens - 3 / 6

Mis à jour : mars 6

Il existe plusieurs formes d'associations mycorhiziennes, toutes indispensables. Nous allons aborder les notions de quelques unes, plus rares, et qui restent indispensables à la santé et au développement de bons nombres de végétaux.

MYCORHIZES ÉRICOÏDES

Les champignons mycorhiziens Éricoïdes établissent des relations mutualistes de symbiose avec les membres de la famille des Éricacées, qui comprend les rhododendrons, les azalées ainsi que les myrtilles et les airelles. Ces plantes se développent sur des sols acides riches en tourbes.


Le groupe fongique le plus grand qui entre dans ces relations de symbiose est constitué par les Ascomycètes, qui se sont adaptés au système racinaire très fin des Éricacées. Ces racines ont un épiderme et un cortex constitué d'une à deux couches de cellules. L'hyphe du champignon mycrohizien cricoïde pénètre la paroi cellulaire du cortex et forme une structure dense en forme de bobine : le peloton.


Les champignons mycorhiziens Éricoïdes ne pénètrent pas dans le sol aussi profondément que les autres champignons mycorhiziens. Ils ont comme fonction principale de récupérer l'azote des matières organiques dans les milieux où l'azote est un facteur qui limite la croissance de certaines plantes, en produisant des acides puissants qui le décomposent.


Les champignons mycorhiziens éricoïdes aident les plantes avec les quelles ils sont associées à survivre dans ces sols acides.

MYCORHIZES ASSOCIÉES AUX ORCHIDÉES

Environ 10% des espèces des plantes qui vivent sur Terre sont des orchidées, et la plupart d'entre elles dépendent, à un moment donné de leur existence, de champignons endomycorhiziens spécialisés du groupe des Basidiomycètes.


Les graines des orchidées sont minuscules et ne contiennent pas suffisamment de nutriments pour permettre à l'embryon de plante de se développer. Elles obtiennent ce dont elles ont besoin grâce à la symbiose mycorhizienne.


La graine d'orchidée germe avec quelques poils racinaires qui sont immédiatement colonisées par les champignons mychoriziens. Les hyphes pénètrent dans l'épiderme de la cellule racinaire et dans le cortex. Ce phénomène permet le développement d'un réseau complexe de pelotons qui vivent plusieurs jours seulement. Ils sont ensuite absorbés par la plante ou remplacés par d'autres sortes de champignons mycorhiziens. Ces symbioses peuvent être temporaires et disparaître pus tard au cours de la vie de la plante.


Certaines orchidées sont hétérotrophes (ne contiennent pas de chlorophylle) et par conséquent dépendant entièrement de leurs partenaires fongiques pour obtenir des nutriments tout au long de leur vie.

MYCORHIZES ARBUTOÏDES

Les champignons qui forment cette relation mycorhizienne sont les Basidiomycètes. Les plantes hôtes les plus importantes dans ce type de symbiose sont l'arbousier d'Amérique (à qui l'on doit le nom de ces champignons) et l'arctostaphyle commune ainsi que le raison ours.


Dans les symbioses mycorhiziennes arbutoïdes, un manchon enveloppe les racines de la plante pote et des réseaux de Hartig* s'insèrent entre les cellules de l'écorce racinaire. Les hyphes pénètrent les cellules du cortex extérieur des racines, en formant de minuscules bobines qui permettent le transfert des nutriments.

MYCORHIZES MONOTROPOÏDES

Les champignons colonisent les plantes de la famille des monotropacées, toutes les plantes de ce groupe manquent de chlorophylle. Les champignons forment alors des symbioses ectomycorhiziennes avec des arbres tels que les hêtres, chênes, cèdres, puis ils forment une symbiose monotropoïde et transfèrent une partie du carbone fourni par l'arbre aux plantes du groupe des Monotropacées.


Ces champignons mycorhiziens forment un manchon, ou manteau, dense autour de la racine. Ces champignons forment également des réseaux de Hartig* qui entourent les cellules racinaires mais sans les pénétrer.

LES ECTENDOMYCORHIZES

Phénomène très rare, certaines mycorhizes possèdent les caractéristiques à la fois des endomycorhizes et des ectomycorhizes. Elles semblent concerner uniquement quelques espèces de deutéromycètes (champignons imparfaits). Les ectendomycorhizes apparaissent dans les jeunes pousses cultivées en pots et aussi avec certains jeunes arbres, essentiellement les jeunes pins après un incendie.


Un fin manchon se forme et les hyphes du réseau de Hartig* pénètrent les cellules du cortex, mais pas la membrane plasmique.

Parfois ces associations se modifient, se transforment en ectomycorhizes au fur et à mesure que les plants grandissent.

MYCORHIZES SÉBACINOÏDES

Ils forment un groupe particulier de Basidiomycètes de l'ordre des Sébacinales, qui présentent une grande diversité en ce qui concerne leurs relations mycorhiziennes.


Certains forment des endomycorhizes, alors que d'autres sont de nature ectomycorhizienne, ou encore des mycorhizes éricoïdes et même celles associées aux orchidées.


Le Piriformospora Indica, découvert au Nord-Ouest de l'Inde, cultivé en laboratoire, a colonisé avec succès différentes plantes cultivées telles que le Maïs, l'orge, le blé, le persil ou encore le peuplier. Ces expériences ont prouvé que les plantes colonisées par P. Indica étaient plus résistantes à certains agents pathogènes et maladies qui affectent les racines.


*Réseau de Hartig : constitue le lieu d'échanges entre la plante, qui fournit du carbone organique, et le champignon, qui fournit divers nutriments comme l'azote, le phosphore


Extrait de "Fertile champignons" de Jeff Lowenfels

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