• marlenevissac

Les indiens Kogis - La mémoire des possibles







La société Kogi ... Une incarnation sociale du vivant ?


Extrait du livre "Les indiens Kogis - La mémoire des possibles" sous la direction d'Eric Julien et Muriel Fifils, éditions Acte Sud

Le principe "d'équilibre", reflet de l'intelligence adaptative de la nature, est profondément ancré dans l'ensemble des actes et pratiques quotidiennes des Kogis.

Lorsque l'on cherche à comprendre ce qui fonde cette merveilleuse "intelligence adaptative" des organismes vivants, on retrouve un certain nombre de principes qu'il est possible d'observer dans l'organisation des Kogis et surtout dans leur lien à la nature.


Premier de ces principes : chacune des parties qui composent un organisme dispose d'un "filtre" commun appliqué à toute décision, fût-elle métabolique. C'est cette caractéristique qui permet que des parties, toutes différentes, vivent en harmonie les unes avec les autres. Chacune détient en mémoire les mêmes informations, issues du même programme, le capital génétique.


Le fonctionnement des Kogis offre une belle illustration de ce principe par le partage de ce qui semble être une "mémoire commune", au sein d'une population hétérogène. Lorsqu'ils sont une décision à prendre, ils prennent le temps d'en parler, de l'inscrire dans une dynamique temporelle qui les dépasse, avant de statuer finalement sur la qualité de la décision proposée.


(. . .)


Un autre principe qui caractérise le vivant, c'est sa capacité à rechercher en permanence un état d'équilibre. Energie, mécanisme de feed-back, entretien des capteurs qui apprécient en permanence les indicateurs vitaux, le maintient d'une situation d'équilibre, appelée "homéostasie", coûte à l'organisme vivant ce qu'elle lui apporte en terme de stabilité. Elle lui rapporte ce que nous appelons communément la santé, c'est à dire un état de bien-être global qui lui permet d'assurer ses fonctions vitales parmi lesquelles le métabolisme ou la reproduction.


Fondé sur l'alliance de contraires qui s'opposent en permanence afin de créer les conditions d'une dialectique féconde, notre métabolisme ne fonctionne pas autrement. Toute expression d'un message (hormone ou neurotransmetteurs par exemple) s'accompagne instantanément de la libération d'un "contre-poids" métabolique qui évite un mouvement trop violent de balancier. C'est de cette façon que nous maintenons notre température corporelle ou notre glycémie. Si l'on se réfère à ces exemples, on peut donc considérer que l'organisation et les modes de fonctionnement de la société Kogi illustrent de manière étonnante comment une société, totalement intégrée dans son éco-système, peut s'organiser comme un système vivant.


Mais une telle organisation, si elle démontre la cohérence qui peut exister entre la spiritualité des Kogis et leurs comportements, ne va pas s'en poser à l'homme moderne que nous sommes quelques questions existentielles.

La mondialisation favorise, multiplie les rencontres avec les mondes à l'envers du nôtre, bouscule nos évidences, nous révèle d'autres intelligibilité, d'autres conceptions du temps, d'autres manières de vivre ... Ces découvertes nous enrichissent, nous rendent aussi plus humbles. Découvrir l'étranger, vivre avec lui se laisser façonner par lui élargir son horizon, reconnaître un monde pluriel et grandir en humanité.




30 vues
  • Facebook

© 2019 PHACELIA&Cie

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now